Installation de Kali Linux pour ARM

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Il est possible d’exécuter Kali Linux pour une grande variété de périphériques de type ARM, qu’il s’agisse de portables, d’ordinateurs embarqués, de cartes de développeurs, par exemple).

Toutefois, on ne peut se permettre d’utiliser l’image classique de Kali Linux pour effectuer une installation sur ce type de matériel qui requièrent une configuration spécifique en matière de noyau ou de chargement au démarrage. Afin de rendre ces équipements accessibles aux utilisateurs de Kali, le site Offensive Security a développé des scripts, permettant de construire des images disque prêt à l’utilisation pour ce type de périphériques ARM. On peut donc bénéficier de ces images en les téléchargeant directement depuis le site www.offensive-security.com.

Du fait de la préparation de ces images disponibles, notre tâche d’installation de Kali Linux sur des périphériques ARM est grandement facilitée. Il suffit de télécharger l’image idoine correspondant au périphérique souhaité.

REMARQUE : les images sont fournies au format compressé en mode LZMA. Elles possèdent donc l’extension .xz. Il convient donc de les décompresser à l’aide de l’utilitaire unxz. Par ailleurs, selon l’occupation de stockage disponible sur le périphérique ARM, on doit disposer d’une carte SD, d’une carte microSD ou d’un module eMMC d’une capacité minimum de 8 Gio.

On peut alors copier l’image téléchargée sur le périphérique de stockage via la commande dd. Cela est équivalent au processus de copie d’une image ISO sur une clé USB vu précédemment :

# dd if=kali-image.img of=/dev/xxxx bs=512k

REMARQUE : le processus de génération d’image via dd supprime toutes les données de la carte SD (ou eMMC). Il faut donc ne pas se tromper de média lors de la sélection, sinon on risque de vider les données du stockage principal.

Il ne reste plus qu’à connecter notre carte SD ou eMMC, sur le périphérique ARM, et redémarrer ce dernier afin de s’y connecter via l’utilisateur root (dont le mot de passe par défaut est alors "toor"). Lorsque l’on n’a pas d’écran de connexion, on peut alors se dire que l’adresse IP a été attribuée via le protocole DHCP. On doit alors tenter de s’y connecter en SSH. Certains serveurs DHCP disposent d’outils permettant de visualiser les baux courants des clients DHCP. Si l’on ne possède pas de tels outils on peut utiliser un analyseur (aussi appelé sniffer) afin de scruter le trafic d’échange des baux DHCP.

Il est conseillé de changer le mot de passe par défaut du compte root et de générer une clé d’hôte SSH, surtout si le périphérique doit fonctionner sur un réseau public en permanence. Normalement, c’est tout. Le périphérique fonctionne alors en mode Kali Linux.

ATTENTION : certains périphériques ARM nécessitent de basculer en mode developer alors que d’autres nécessite l’utilisation de touches spéciales afin de pouvoir démarrer depuis un média externe. Afin de vérifier que votre périphérique n’est pas dans ce cas d’exception, il est conseillé de consulter la section "Kali on ARM" sur la documentation du site docs.kali.org.

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Philippe PIERRE

A exercé de nombreuses années en tant qu'administrateur de base de données et comme administrateur Système Unix/Linux. Il a enseigné les réseaux au CNAM (Paris). Aujourd'hui, employé en tant qu'ingénieur infrastructure, au sein d'un laboratoire pharmaceutique et administrant un cluster de calculs HPC, il connaît parfaitement les environnements GNU/Linux dans le cadre d'une entreprise et des systèmes de haute disponibilité. Il aime partager son expérience.

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