Utilisation de l’IPv4

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Maintenant que l’on en sait un peu plus sur la méthodologie d’adressage avec la suite de protocole TCP/IP, on sait qu’une adresse IP n’est rien d’autre qu’un numéro d’identification, attribué de façon permanente (ou provisoire), à chaque appareil connecté à un réseau informatique, utilisant le protocole IP (Internet Protocol). Donc, il s’agit de la base du système d’acheminement (aussi appelé routage, dans le jargon informatique), des adresses sur Internet.

Il existe des adresses IP de version 4 (sur 32bits, c’est-à-dire sur 4 octets) et de version 6 (sur 128bits, soient 16 octets, que l’on verra un peu plus loin).

REMARQUE : la version IPv4 est, encore aujourd’hui, la plus utilisée. Elle se représente en notation décimale (avec quatre valeurs comprises entre 0 et 255), séparées par des points.

Exemple : adresse 172.16.254.1

Ainsi, l’adresse IP est attribuée à chaque interface réseau de tout matériel informatique : qu’il s’agisse d’un routeur, d’un commutateur, d’un serveur ou d’un portable… connecté à un réseau adossé au protocole de communication IP, entre ses différents nœuds.

L’expression des octets d’une adresse IP au format binaire, peut facilement être convertie au format décimal. En effet, chaque adresse IP possède une longueur de 32bits et est composée de quatre champs de 8bits chacun. Les octets sont séparés par des points et représentent un nombre décimal entre 0 et 255. L’adresse est ainsi découpée en deux parties :

- Une partie Netid afin d’identifier le réseau
- Une partie Hostid pour identifier la machine

Le bit de poids faible représente la valeur décimale 1 et le bit de poids fort se voit affecté la valeur 128. Ainsi, il ne reste plus qu’à calculer la valeur décimale en partant du tableau suivant :

Si l’on reprend l’exemple précédent (en supposant que l’on ne connaisse pas l’adresse IP et que l’on ne dispose que de la valeur binaire), on devrait alors convertir :

Cette adresse peut être assignée individuellement (par l’administrateur du réseau local, au sein d’un sous-réseau correspondant), soit automatiquement, grâce au protocole DHCP qui distribue les adresses, selon une plage prédéfinie. Si l’équipement dispose de plusieurs interfaces, chacune va alors se voir attribuer une adresse IP spécifique. Enfin, une interface peut également avoir plusieurs adresses IP.

Chaque paquet transmis par le protocole IP, contient l’adresse IP de l’émetteur ainsi que l’adresse IP du destinataire. Les routeurs acheminent donc les paquets vers leur destination, de proche en proche.

ATTENTION : certaines adresses utilisées pour la diffusion (qu’il s’agisse de multicast ou de broadcast) ne sont pas utilisable pour adresser des machines individuelles. De plus, il existe une technique dite anycast permettant de faire correspondre une adresse IP à plusieurs équipements connectés, répartis sur Internet.

RAPPEL : La première chose à faire, pour manipuler des adresses IP, est d’identifier la classe d’adresses utilisées :

Deux adresses particulières ne peuvent jamais être attribuées :

- L’adresse réseau
- L’adresse de diffusion

Par contre, pour chaque classe d’adresses, il existe une plage particulière, réservée à l’utilisation de réseaux privés :

- Classe A : 10.0.0.0
- Classe A : 127.0.0.0 (réseau local)
- Classe B : de 172.16.0.0 à 172.31.0.0
- Classe C : de 192.168.0.0 à 192.168.255.0

Comme cela a été mentionné précédemment, il est également possible de découper un réseau en sous-réseaux, grâce à un masque de sous-réseau ou à l’utilisation de blocs CIDR.

NOTE : Il existe de nombreux calculateurs de masques de sous-réseau sur Internet. On peut notamment utiliser celui proposé par le CRIC de Grenoble à l’adresse http://cric.grenoble.cnrs.fr/Administrateurs/Outils/CalculMasque/. On verra qu’il existe aussi des outils fournit avec le système d’exploitation ou à installer.

Parmi les adresses utilisées il existe une catégorie bien pratique : l’adresse de diffusion. Elle permet d’envoyer un datagramme à l’ensemble des machines d’un même réseau. Pour rappel, cette adresse est obtenue en mettant tous les bits de la partie "hostid" à 1.

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Philippe PIERRE

A exercé de nombreuses années en tant qu'administrateur de base de données et comme administrateur Système Unix/Linux. Il a enseigné les réseaux au CNAM (Paris). Aujourd'hui, employé en tant qu'ingénieur infrastructure, au sein d'un laboratoire pharmaceutique et administrant un cluster de calculs HPC, il connaît parfaitement les environnements GNU/Linux dans le cadre d'une entreprise et des systèmes de haute disponibilité. Il aime partager son expérience.

philippe-pierre a publié 69 articlesVoir toutes les publications de cet auteur