Les différents types d’installation de Kali Linux

Dans ce second module nous allons nous intéresser à la façon d’installer la suite Kali Linux en expliquant où télécharger le logiciel, comment s’assurer que l’image récupérée n’est pas corrompue et comment générer sa propre image Kali Linux.

RAPPEL : la suite Kali Linux est récupérable sous quatre formes principales (sachant que les architectures 32 bits ont tendance à disparaître au profit des architectures 64 bits) :

  • une image ISO en 32bits ou 64bits
  • une image VMware en 32bits ou 64bits
  • une image VirtualBox en 32bits ou 64bits
  • une image ARM
  • Kali 2019.1

Pour ce qui est du téléchargement des images ARM, il faut commencer par s’assurer que celle-ci est compatible avec le matériel sous-jacent, car en raison de la nature même de l’architecture ARM il n’est pas possible d’avoir une image unique fonctionnant sur l’ensemble des appareils. Il existe des images préconstruites  pour les appareils  suivants :

  • rk3306 mk/ss808
  • Raspberry Pi
  • ODROID-U2/X2
  • MK802/MK802 II
  • Samsung Chromebook

REMARQUE : l’image pour les architectures ARM est constituée d’un fichier image compressé au format LZMA (c’est-à-dire un fichier .img.xz). Par contre, les images VMware et VirtualBox sont téléchargeables depuis le site Offensive-Security.

La mémoire minimum à allouer à une machine virtuelle Kali Linux est de 1500Mio. Il est fortement conseillé de ne pas allouer moins de 2048Mio. L’espace disque pour ce genre de plateforme en Live-CD n’est pas utile, puisque l’on démarrera le système depuis une clé USB ou un DVD. Sinon, on peut octroyer un espace de 20Gio minimum.

ATTENTION : si l’on utilise une image 32 bits, il faut impérativement activer l’option PAE/NX sinon l’image Kali Linux ne démarrera pas tant que l’image variant du noyau par défaut utilisé par Kali pour des processeurs i386 (à proprement appelé 686-pae), ne sera pas compilé de façon à requérir une extension d’adresse physique (Physical Address Extension ou PAE) supportée par la CPU.

Sur le site principal de chargement des images Kali Linux, il existe également une version d’image légère : Kali Linux light. Cette dernière s’applique à une utilisation simple des tests de pénétration afin de n’avoir que le strict minimum à installer. Mais, dans la mesure où l’on souhaite pouvoir utiliser Kali Linux à la fois pour des tests d’intrusion et de l’analyse numérique légale, il est conseillé de télécharger la version complète 64 bits du logiciel. Il existe également des versions préparées de Kali Linux pour des gestionnaires  différents de Gnome : Xfce, Mate, Kde…

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Philippe PIERRE

A exercé de nombreuses années en tant qu'administrateur de base de données et comme administrateur Système Unix/Linux. Il a enseigné les réseaux au CNAM (Paris). Aujourd'hui, employé en tant qu'ingénieur infrastructure, au sein d'un laboratoire pharmaceutique et administrant un cluster de calculs HPC, il connaît parfaitement les environnements GNU/Linux dans le cadre d'une entreprise et des systèmes de haute disponibilité. Il aime partager son expérience.

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